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Depuis le 14 novembre la Fédération des Oeuvres Laïques accueille dans ses locaux un Atelier Relais.
Situés à l'extérieur du collège, les ateliers relais constituent une modalité temporaire de scolarisation obligatoire visant à remotiver les élèves en voie de rupture scolaire. Créés à la rentrée scolaire 2002, ils font partie des dispositifs relais qui permettent de rescolariser et de resocialiser les élèves entrés dans un processus de rejet de l'institution scolaire. Ce nouveau dispositif s'appuie sur un partenariat entre le Ministère de la Jeunesse et de l'Education Nationale et les associations d'éducation populaires que sont la Ligue de l'Enseignement, les Francas et les Ceméa.
Dans le Tarn, l'Inspection Académique a choisi la F.O.L comme partenaire pour organiser ce dispositif placé sous la responsabilité du professeur coordonnateur des dispositifs relais Patrick Raysséguier.
Les ateliers relais permettent d'accueillir...
Les élèves de collège, éventuellement de lycée, entrés dans un processus de rejet de l'institution scolaire. Cette situation peut se traduire par des manquements graves et répétés au règlement intérieur, un absentéisme chronique non justifié, une démotivation profonde dans les apprentissages voire une descolarisation. Tout élève fréquentant un atelier relais reste sous statut scolaire.
Les ateliers relais visent à...
- provoquer la reprise normale de la scolarité ou l'entrée dans un cycle de formation professionnelle,
- réintégrer un élève dans un cadre de relations sociales apaisées et réglées.
Durant trois périodes de quatre semaines, ils proposent aux élèves...
Des parcours individualisés qui peuvent être fondés sur l'alternance, un encadrement pédagogique, éducatif, scolaire et périscolaire renforcé.
Pour leur part, les associations partenaires mettent en oeuvre...
- des actions d'accompagnement et de soutien adaptées à la situation et au projet de chaque élève,
- des actions plus globales auprès de l'ensemble des élèves : culture, environnement, sciences et technologie, développement local, sport et loisirs, engagement associatif...
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L'accueil dans un atelier relais doit permettre aux élèves de construire et de réussir en projet. Il ne constitue en aucun cas une sanction.
Pour la Ligue de l'Enseignement, il s'agit de s'appuyer sur un réseau éducatif local...
Avec les ateliers relais, il ne s'agit pas de créer un nouveau dispositif, mais de s'appuyer sur un réseau éducatif local plus large que celui sur lequel s'appuient déjà les classes relais. Pour cela, les ateliers relais doivent s'appuyer sur les ressources locales et sur une complicité renforcée entre les acteurs locaux (animateurs jeunesse, médiateurs culturels ou responsables de formation adultes).
Dans le Tarn nous avons fait appel à des artistes (Jacques Trouvé, Christian Albouy, Yannis Youlountas…) à des structures d'animations (La MJC Baraque 21 à Castres, l'OMEPS de Castres, la base de loisirs de Brametourte, Moulin de Sitelles, L'observatoire de Montredon Labessonié, la cité de l'Espace…) à des professeurs, à la chambre des métiers, des lycées professionnels… afin de diversifier les approches et les activités.
Permettre une pause dans la fréquentation du collège...
Au travers des ateliers relais, il ne s'agit nullement d'accélérer la sortie scolaire du jeune vers une voie de garage. Les ateliers s'adressent à des élèves qui ont décroché à un moment ou à un autre et qui rejettent toutes formes disciplinaires. Pour ces élèves, l'atelier doit être une pause dans la fréquentation du collège.
S'interroger sur les causes du décrochage des élèves...
Avec les ateliers relais, il s'agit de revenir à un objectif plus large que la réussite scolaire : la réussite personnelle des jeunes. D'où l'intérêt du partenariat entre le ministère de la Jeunesse et de l'Education nationale et des trois mouvements d'éducation populaire que sont la Ligue de l'enseignement, les Francas et les Ceméa. Ainsi, même si avec les ateliers relais il s'agit d'un travail sur le court terme, cela devrait être l'occasion de s'interroger sur les responsabilités de chacun dans le décrochage des élèves et, par là même, de contribuer au débat qui entoure le devenir du collège.
Prochainement, nous ne manquerons pas de donner la parole aux acteurs de ce dispositif et aux collégiens qui le vivent.
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